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Parentalité bienveillante ou bonne fessée ? Les pires situations à gérer avec un deux ans et demi

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On dit qu’entre deux ans et deux ans et demi, l’enfant vit une « petite adolescence ». Je me demande ce qui nous attend parfois, lorsqu’on vivra la grande adolescence, et cela me fait très peur. Selon la pédiatre, plus c’est fort à deux ans et demi, moins ça le sera à 14 ans… Je suis sûre qu’elle ment aux parents désespérés qui viennent chercher de l’aide après d’elle.

Comme un peu de recul sur soi ne fait de mal à personnes, voici les situations les plus gênantes, énervantes, qui font tout simplement péter un câble aux plus zen d’entre nous, pauvres parents. Oui oui, je médite tout les jours, mais ma fille est à peu près la seule personne capable de me rendre maboule…

1. Le non bonjour

Quand on arrive à la boulangerie, à la crèche, chez papi-mamie, et que l’enfant ne dit pas bonjour en retour.
Parent obsessionnel : Tu dis bonjour ?
2 ans 1/2 normal : Non.
Parent obsessionnel : Si, il faut dire bonjour au médecin / au boucher / à mon boss.
2 ans 1/2 normal : Non, ne nai pas envie Maman.

La mauvaise option : insister devant témoin « Mais si, tu dis bonjour. Allez dis bonjour !! Tu es malpoli(e). Je ne suis pas contente. Dis bonjour maintenant. Attendez, restez; elle va dire bonjour !! »

L’option la mieux pour vos nerfs : « Désolée, elle est dans sa période NON…  » Puis plus tard, expliquer que c’est agréable de dire bonjour aux gens ! Tout ceci n’est qu’un cadre chers parents, mais un cadre nécessaire.

2. Le caca dans le métro

Vous le sentez vous, avec votre nez surpuissant, qui détecte la moindre émanation ou émotion de votre progéniture : il / elle vient de faire dans sa couche… Le métro est bondé, un silence de foule concentrée règne dans le compartiment quand soudain une voix haut-perchée que vous connaissez par coeur lance à la cantonade : « Mamaaaaan zai fait caca dans ma couuuss !! »
Oups. Les gens vous regardent amusés.

La mauvaise option : Être très gênée et faire comme si vous n’entendiez rien. Votre enfant ne sait pas que ce sujet est tabou dans nos sociétés, et il/elle va insister, pensant que vous ne l’entendez pas. De plus en plus fort « Mamaaaaan ?? Zai fait un cro caca dans ma couuuss !!!! » « MA-MAN Zé Fé Ca-Ca-Dans-Ma-Couss-GRO-CA-CA » ou pire, voir que vous êtes gêné(e) et en jouer « Maman ? Maman ? Zeu te parle !!! »

L’option la mieux pour vos nerfs : Prendre ça à la rigolade et vous dire que tous ces gens font également caca dans la vie :D Prendre la remarque de votre enfant en compte comme si il/elle vous disait qu’il a chaud : « On changera la couche à la maison ».  Et zou, votre enfant passe à autre chose, même si l’odeur reste la même.

3. La crise dans un magasin

Parce que votre enfant veut porter lui-même le paquet de coquillettes et ne veut pas le lâcher une seconde, même pas pour le donner à la caissière… Ce genre de situation est ubuesque (j’adore placer cet adjectif) mais c’est toujours comme ça. Ou parce qu’il / elle voulait lui-même donner les sous à la boulangère.
Ou pire : la gentille boulangère offre à ma fille une chouquette, sachant que c’est sa passion, mais elle a décidé qu’elle voulait un pain au chocolat ce matin. Alors, avec une grande agressivité (je me demande de qui elle tient ça…) elle répond à la gentille boulangère « NOOOON PAS LA SOUQUEEETTE ! LÉ PINO SOCOLAT !! » Anna Wintour X Philippe Etchebest, sortez de ce corps !!!

La mauvaise option : Mourir de honte et la sommer de s’excuser en direct, alors que des gens attendent leur tour. L’enfant sent quand vous êtes en situation de honte extrême et en profite pour tester les limites à fond.
Ou sortir et lui reprendre son PAC. Pire : le manger devant elle.

L’option la mieux pour vos nerfs : S’excuser auprès de la boulangère, prendre ce pu**** de pain au chocolat et en sortant, se mettre à hauteur de l’enfant (merci feue Super Nanny) et lui expliquer pourquoi ce n’est pas correct. Valider qu’il/ elle a bien compris. L’envoyer dire merci à la boulangère. Le / la briefer la fois suivante (un post à venir sur le briefing pré-restau / diner chez des amis / visite de musée.

4. Le fight au parc

Votre petit bébé d’amour qui vous regardait il y a quelques mois en agitant ses petites mimines adorables met désormais de grosses tartes dans la tête des autres enfants avec les mêmes mimines…  Comment votre angelot s’est-il transformé en Chuky ? À quel moment à t-il/elle appris à donner des coups de boule ? Où votre petite fée a t-elle appris à courir comme un guépard pour attraper le 5 ans qui vient de lui piquer sa trottinette et à s’accrocher à lui violemment pour le faire tomber ? Les sorties au parc deviennent un combat de catch permanent, pendant lesquels vous vous improvisez arbitre avec les autres parents…

La mauvaise option : S’épuiser à s’interposer toutes les 5 minutes, se faire mal au nerfs à essayer d’arranger les choses entre deux enfants qui réagissent normalement pour des deux ans et demi, s’excuser sans cesse…

L’option la mieux pour vos nerfs :  Essayer de s’interposer le moins possible, sauf si ça dégénère ou si votre enfant prend clairement le dessus sur l’autre. Détourner l’attention de l’autre parent en lui parlant de choses sympas, qui sait, vous vous ferez peut-être un(e) nouveau/elle pote. Bien expliquer à votre enfant plus tard qu’il ne faut pas taper les autres sans raison, que cela peut faire mal ou de la peine. Lui apprendre à respecter les autres en montrant le bon exemple et pas en gueulant comme un putois dès que l’occasion s’y prête ;)
Courage, tout cela passera…

5. L’égoïsme sans limites

« C’est MA maman !! » « C’est MON manteau !!! » « C’est MAAAAAA trottinette tu la rends !!! » « C’est MON caca » => Si c’est phrases vous disent quelque chose, vous avez sûrement un mec radin, ou un enfant de deux ans et demi !

Ce moment merveilleux où vous vous trouvez au parc avec d’autres parents sympathiques, et qu’un enfant s’approche de la poupée de votre fille, et vous focalisez là-dessus en essayant de continuer votre conversation car vous savez que cela va être un carnage.

La mauvaise option :  Vous associer à sa radinerie et le forcer à prêter… Non non, votre enfant n’est pas vous, et tous les parents vous diront que c’est aussi une étape naturelle. Acceptez de lâcher du lest, votre enfant dessine ses propres contours en s’affirmant :D
En le forçant à prêter, il peut se sentir incompris et rejeté par vous. Après tout, n’a t-il pas le droit de vouloir garder ses affaires pour lui ?

L’option la mieux pour vos nerfs : Encore une fois s’excuser auprès des autres parents mais respecter son choix ! Lui faire des phases pour lui montrer que c’est sympa de prêter. Où carrément mettre en route le petit frère pour lui donner une bonne leçon de partage !!

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Allez, courage chers parents, nous sommes tous plus ou moins dans la même galère, mais il paraît que tout cela s’arrête à 3 ans… L’essentiel, surtout, ne l’oubliez jamais, c’est de VOUS préserver pour être de meilleurs parents ;)

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